QUI JE SUIS – LE TRAVAIL D’AUTEUR

Pendant 6 ans, j’étais chargé de gestion de projets auprès de jeunes adultes à l’université.

Je me suis aperçu au fil du temps que leur attention diminuait.

Et pas que chez les jeunes. Et pas seulement eux, mais moi aussi !

Après un long cheminement et une douloureuse bascule existentielle, j’ai réalisé que l’attention, qui constitue l’interface entre nous et le monde était mise à mal. C’était en 2014.

Notre attention était de plus en plus captée, volée, redirigée.

À chaque trajet en tramway, à chaque quai de gare, dans la rue, au travail et à la maison.

J’ai cherché à concilier la rigueur de mon expérience en pédagogie, en gestion de projets mais également l’aspect artistique de mon travail, sa sensibilité, la capacité à faire un pas de côté pour non seulement analyser mais trouver des solutions.

Pour cela, je me suis formé aux techniques de méditation et de sophrologie, en parallèle à mon travail d’écriture.

J’ai suivi plusieurs cursus sur le fonctionnement des sens et du corps et surtout, j’ai engagé des rencontres et des débats pour mieux comprendre ce qui se passait.


Avant d’être auteur de livre et de pièces de théâtre, j’ai accompagné 200 jeunes adultes sur leurs projets dans un cadre universitaire.

Dans mes ateliers sur l’attention, j’ai formé plus de 350 apprenants.

Mon travail a été présenté à plus de 1500 personnes au cours de débats-rencontres.

Mes chroniques sont partagées par mon partenaire www.sansmonportable.com

L’attention est au cœur de mon travail depuis 2014.

J’ai écrit un livre et trois pièces de théâtre sur ce sujet.

Chaque vendredi j’envoie une chronique qui parle du contact avec le monde.

Comment pouvons-nous en être dépossédés ? Comment le retrouver ?
L’extrême attention au monde que l’on serait en devoir de rechercher et en mesure de trouver doit-elle nécessairement être une finalité ou peut-elle aboutir à un équilibre ? Quelle est la place que l’on réserve à l’ennui ?

Ah, aussi,

Je refuse d’avoir moins de temps avec mes proches parce que nous sommes sur nos écrans.
Je refuse de ne plus croiser de regards parce qu’ils sont plongés (noyés) dans leur téléphone.
Je refuse de mettre la main dans ma poche au moindre beep en pleine conversation enjouée (oui, les belles causeries, il y en a encore…)
Je refuse de passer 4h par jour sur des fils d’actualité (et j’ai l’impression de ne pas être le seul)

Les contreparties demandées par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) – qui nous offrent gratuité de service en échange de temps de cerveau disponible – sont totalement disproportionnées et je refuse de me laisser faire.

Mais en même temps (une expression bien bien populaire en ce moment…),

Je n’ai pas envie de passer des heures sur un tapis de Yoga.

Ni d’être complètement déconnecté.

Mais je souhaite ardemment passer des Armes de Distractions Passives aux Outils de Création Actifs.

Après tout :

Qu’est-ce que l’existence, si ce n’est un rapport direct au monde — qu’il soit notre monde intérieur ou le monde extérieur — à travers l’attention ?

Une bascule existentielle, un sursaut, une réaction au pillage de nos ressources attentionnelles ne doit pas forcément se faire dans la douleur ou lors d’un Burn-Out. Nous pouvons agir en amont. Ensemble.